Les déchets: il faut absolument les réduire.
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune

Zoom sur la déchèterie
Pour se débarrasser d'objet ou de matériaux hors d'usage, ayez le réflexe déchèterie !
Le principe est simple : effectuer soi-même le tri des déchets et les déposer dans des conteneurs ou des bennes spécifiques. Renseignez-vous à la mairie ou auprès du gardien de la déchèterie pour connaître toutes les adresses et les heures d'ouverture des déchèteries proches.
Les déchets acceptés :
• les déchets encombrants hors d'usage : biens d'équipement (électroménager, mobilier...) ;
• les gravats, les déchets de jardin ;
• les déchets dangereux des ménages. Les activités de bricolage, d'entretien ou de jardinage peuvent générer des déchets dangereux pour la santé humaine et l'environnement. Les piles, accumulateurs, résidus de peintures et solvants, huiles de vidange peuvent être explosifs, corrosifs, toxiques, irritants, inflammables...
• et parfois, des déchets recyclables des particuliers : verre, papiers, cartons, métaux, textiles...
Certaines déchèteries accueillent également les déchets des artisans, commerçants et petites entreprises.
Et après la déchèterie
Les déchets apportés et triés en déchèterie sont orientés vers des destinations adaptées à leur nature et conformément aux réglementations en vigueur :
• ils peuvent être recyclés et valorisés ;
• ils peuvent subir des traitements thermiques ou physico-chimiques ;
• ils peuvent être stockés en décharge.
Dans tous les cas, la déchèterie contribue à limiter l'abandon des déchets dans les milieux naturels.
Stop aux dépôts sauvages
Les dépôts sauvages sont interdits depuis la loi du 15 juillet 1975. Se débarrasser de ses déchets encombrants sur un trottoir, au coin d'un bois ou dans une rivière est un comportement irresponsable mais malheureusement encore trop fréquent. Ces cimetières sauvages de déchets polluent les sols, les eaux, l'air et dégradent les paysages.
Code de l'Environnement
Article L541-2 : « Toute personne qui produit ou détient des déchets dans des conditions de nature à produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la faune, à dégrader les sites ou les paysages, à polluer l'air ou les eaux, à engendrer des bruits et des odeurs et, d'une façon générale, à porter atteinte à la santé de l'homme et à l'environnement, est tenue d'en assurer ou d'en faire assurer l'élimination conformément aux dispositions du présent chapitre, dans des conditions propres à éviter les dits effets » ;
Article L541-3 : « Au cas où des déchets sont abandonnés, déposés ou traités contrairement aux prescriptions du présent chapitre et des règlements pris pour son application, l'autorité titulaire du pouvoir de police peut, après mise en demeure, assurer d'office l'élimination des dits déchets aux frais du responsable ». L'article précise également les moyens de financer les travaux à exécuter.
Code général de Collectivités territoriales
Article L373-6 : « L'obligation générale d'entretien à laquelle sont soumis les propriétaires et affectataires du domaine public comporte celle d'éliminer ou de faire éliminer les déchets qui s'y trouvent ».
Source : www2.ademe.fr/
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune
Et finalement, valoriser les déchets qui restent
L’incinération : encore une chance pour les déchets de rendre service
Brûler les déchets non recyclables permet d’en réduire le volume et de récupérer l’énergie. On peut ainsi chauffer des logements ou produire de l’électricité et donc économiser les combustibles traditionnels. Les usines d’incinération sont soumises à une réglementation visant à limiter les atteintes à l’environnement. Les fumées sont épurées afin d’éliminer les poussières, les gaz acides, les dioxines et les métaux lourds.
L’incinération génère des sous-produits qui sont à leur tour acheminés vers des filières de recyclage ou de traitement adaptées. Il s’agit de mâchefers, réutilisés par exemple en remblai de routes, et de métaux recyclés par les usines sidérurgiques. Les résidus d’épuration des fumées sont, quant à eux, stockés.
Le stockage : le dernier maillon indispensable
Les installations de stockage sont encore nécessaires pour accueillir les résidus de déchets qui ne peuvent être valorisés d’une manière ou d’une autre. Ces sites sont soumis à une réglementation stricte destinée à protéger notamment les eaux, l’air et les sols.
Source : www2.ademe.fr/
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune

Trier, c'est jeter mieux
Lors de l’achat et de l’utilisation des objets, produits et appareils, nous pouvons limiter les quantités à jeter. Vient finalement le moment où l’objet devient déchet. C’est alors qu’on peut lui donner une seconde vie par le recyclage des matières, à condition de respecter strictement les consignes de tri.
Chez nous : la collecte sélective
Presque partout, la collecte sélective est aujourd’hui entrée dans nos habitudes. Elle permet de fournir aux industriels « recycleurs » des matières premières de qualité et d’augmenter la quantité de matières recyclées.
Les modalités de la collecte sont adaptées au contexte local. Les matériaux concernés sont généralement le verre, les papiers et cartons, les métaux et certains plastiques. Certaines communes organisent aussi la collecte sélective de la matière organique et produisent un compost de qualité. La collecte se fait, selon les lieux et les matériaux, soit par apport volontaire dans des conteneurs sur la voie publique ou en déchèterie, soit par collecte au porte-à-porte.
Après la collecte, les matériaux sont acheminés vers des centres de tri. Ils sont alors classés par catégorie et conditionnés afin d’être conformes aux attentes des industriels.
Seconde vie…
Le recyclage des matériaux récupérés connaît un grand développement. Il concerne de plus en plus de matériaux pour des quantités de plus en plus importantes. Le verre redevient bouteille, les métaux sont refondus et transformés, les magazines reviennent sous forme de journaux, les bouteilles en plastique deviennent tuyaux et même fibre polaire…
Un petit peu plus loin : la déchèterie
Quand nous souhaitons nous débarrasser d’objets hors d’usage, lors du grand nettoyage de printemps ou à l’occasion d’un déménagement, ayons le réflexe déchèterie ! Il y en a souvent une à proximité de notre domicile : près de 3 000 déchèteries sont déjà accessibles gratuitement aux particuliers.
Ce sont principalement les déchets encombrants (électroménager, meubles, gravats, pneus, cartons, etc.), les déchets dangereux et les déchets verts (tontes et tailles de haies) que l’on y dépose, dans des conteneurs ou des bennes spécifiques.
D’autres modes de collecte des encombrants peuvent être mis à notre disposition : service d’enlèvement à domicile à jour fixe ou sur des points de regroupement, selon les communes.
Attention ! Déchets dangereux…
70 % des piles usagées sont jetés à la poubelle ou dans la nature ! Or, les déchets dangereux doivent faire l’objet d’une attention particulière. Outre les piles, il s’agit des batteries, des solvants et des pesticides, des peintures et produits de bricolage, de l’huile de vidange, etc. Ces déchets font l’objet d’une récupération spécifique et, selon les cas, d’un recyclage ou d’une destruction dans des conditions rigoureuses. Renseignons-nous auprès de la déchèterie la plus proche pour connaître les solutions.
Source : www2.ademe.fr/
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune

Prolonger la vie des objets pour moins jeter
Ce n’est pas parce qu’un objet, un appareil ou un produit ne nous est plus utile ou qu’il est en panne qu’il est à jeter. Nous pouvons prolonger sa vie, en en prenant soin, en le réparant, en l’utilisant autrement chez soi ou en le remettant, d’une manière ou d’une autre, dans le circuit de la consommation.
Entretenir, réparer, réutiliser
Entre 16 et 20 kg d’équipements électriques ou électroniques (réfrigérateurs, téléphones, ordinateurs, etc.), c’est ce que jette, en moyenne, chaque habitant en une année. Pourtant certains pourraient être réparés. Un entretien régulier permet de prolonger leur vie. Souvent, il ne s’agit que de changer un joint, une courroie ou un fusible que les commerces de pièces détachées peuvent nous fournir. Et tous les métiers de la réparation n’ont pas disparu : cordonniers, couturières, tapissiers et artisans-réparateurs en mobilier ou électroménager.
Nous pouvons aussi détourner et réemployer nombre d’objets qui ont fini d’être utilisés dans leur fonction première. Le garage, la cave ou le jardin sont prêts à accueillir ces objets pour une deuxième chance : ce sont bien sûr les vêtements usagés utilisés comme chiffons, les bocaux pour les confitures et toutes les boîtes pour les rangements. Mais aussi les mille idées que chacun pourra trouver…
Source : www2.ademe.fr/
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune

Réduire nos déchets, c’est aussi utiliser mieux
Dans toutes nos actions quotidiennes, nous pouvons faire nôtre la devise « Utiliser mieux pour jeter moins », chacun selon son mode de vie ou ses moyens. Chaque geste est utile. Je n’en citerai ici que quelques uns.
Respecter les doses
Inutile de surdoser nos produits ménagers : leur efficacité, même à faible dose, est souvent bien suffisante pour les usages courants. En respectant les doses recommandées par les fabricants, nous éviterons les surconsommations et limiterons les impacts sur l’environnement.
Soulager nos boîtes aux lettres de la publicité
Si nous ne lisons pas les prospectus, nous pouvons les refuser en plaçant un autocollant sur la boite aux lettres. Chaque famille reçoit en effet 35 kg de prospectus par an en moyenne. Si 15 % de la population appose un tel autocollant, ce sont plus de cent mille tonnes de papier qui pourront être économisées chaque année !
De la bonne eau…
L’eau du robinet fait l’objet de contrôles de qualité réguliers et rigoureux. Elle coûte 100 à 300 fois moins cher que l’eau en bouteilles. Alors, buvons l’eau du robinet. Cela permettra d’économiser jusqu’à 240 000 tonnes de plastique par an !
Économiser les piles
Quand ils existent, achetons de préférence des produits sans pile (calculatrices à cellules solaires, par exemple). Sinon, utilisons des piles rechargeables ou des accumulateurs et, à la maison, branchons nos appareils sur le secteur. Cela fera autant de produits dangereux qui ne seront pas jetés… et nous ferons des économies.
Limiter la consommation de papier
Au bureau comme à la maison, n’imprimons que les documents dont nous avons réellement besoin. Imprimons nos feuilles recto-verso ou utilisons le verso comme brouillon.
Dans les années soixante, on prédit la fin de l’information écrite au profit de la télévision et des médias électroniques. Pourtant, depuis cette époque, notre consommation de papier a été multipliée par dix ! En France, nous consommons 180 kg de papier et carton par an et par personne, dont un tiers à des fins graphiques (journaux, impressions, etc.), le reste étant consacré aux emballages, papiers peints, papier hygiénique, etc.
Envisager d’autres solutions…
Nombre d’appareils ou de matériels nous sont très utiles mais peu souvent. Pourquoi ne pas envisager les solutions de location ou de partage ? Une tondeuse ou une tronçonneuse utilisée par plusieurs voisins, une shampouineuse à moquette louée une fois par an, etc. Et il y a aussi les « cadeaux dématérialisés », plus originaux que les traditionnels objets : un abonnement de cinéma ou une séance chez l’esthéticienne, un vol en parapente ou un séjour en gîte rural… Cela fera autant d’objets qui ne finiront pas au rebut.
Source : www2.ademe.fr/
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune

Réduire nos déchets, c’est d’abord mieux acheter
Éviter les emballages superflus :
Préférer les cabas réutilisable et les paniers pour faire les courses
Les cabas, personnels ou fournis par les hypermarchés, sont beaucoup plus solides que les sacs de caisse à usage unique et sont réutilisables de nombreuses fois. Les sacs jetables ne sont utilisés en moyenne qu’une vingtaine de minutes avant d’être jetés et une partie seulement est réutilisée (comme sac de poubelle, par exemple).
Quand ce n’est pas utile…
Et si nous prenions l’habitude de refuser les sacs en plastique ou en papier dans les magasins (épicerie, pharmacie, etc.), lorsque nous n’avons acheté qu’un ou deux objets ?
Choisir les produits sans suremballage
L’emballage a de multiples fonctions. Mais l'important, c'est le produit, pas l'emballage !
Entre deux produits comparables, choisissons celui dont le poids d’emballage a été réduit par le fabricant. Et n’oublions pas que l’esthétique de l’emballage ne garantit pas la qualité du produit mais en accroît sûrement le prix !
On peut aussi choisir les écorecharges. Souvent disponibles pour les produits d’entretien, les cosmétiques et certains produits alimentaires, elles sont encore trop peu adoptées par les consommateurs.
Choisir les produits au détail ou en vrac
Fruits et légumes au détail, fromages et charcuteries à la coupe, légumes secs, céréales, vis et clous en vrac… Il y a de nombreuses manières d’éviter les emballages superflus tout en payant souvent moins cher.
Choisir la bonne contenance
Produits ménagers en dose unique, fromage en portion individuelle, produits vendus par toutes petites quantités… Ces types de conditionnement, qui multiplient les emballages, prolifèrent. Pourtant, dans de nombreux cas, nous pouvons privilégier des contenances plus grandes, pour produire moins de déchets et économiser les matières premières nécessaires à la fabrication des emballages. Nous économiserons aussi de l’argent !
Gaspillage…
13 % des Français reconnaissent être souvent obligés de jeter des produits périmés car achetés en trop grosse quantité. Fréquemment ceux-ci n’ont même pas été déballés. Acheter la quantité juste, choisir le produit qu’on est sûr d’utiliser… il n’est pas inutile de rappeler de telles évidences !
Bien choisir les produits pour moins jeter : Choisir des produits durables et réparables
Un meuble, un téléviseur, un ordinateur… Ces achats sont loin d’être anodins pour notre budget. Et pourtant, nous préoccupons-nous vraiment de la durée de vie de ces équipements ? Être à la mode ou à la pointe de la technologie, certes… Mais avec modération…
Ai-je vraiment besoin (ou même seulement envie…) de ce produit ? Ou mon achat est-il seulement guidé par une publicité abondante ? Nous poser la question de l’intérêt de notre achat devrait redevenir une priorité. Tout en gardant à l’esprit certains critères comme la possibilité de garder longtemps cet objet, de l’entretenir et le réparer, etc.
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune
Les consommateurs : multiplier les gestes pour devenir « éco-consommateur »
En tant que consommateurs, nous jouons un rôle essentiel parce que nos achats sont quotidiens et que nous sommes nombreux (63 millions en France…). Bien avant l’étape du tri des déchets, ce sont nos choix au moment de l’achat d’un produit et la manière dont nous l’utilisons qui ont un effet sur la quantité de nos déchets. Aussi chaque geste compte : de l’achat au tri, en passant par l’utilisation…
Les industriels : proposer mieux pour moins de déchets
Nos comportements de consommateurs encouragent les industriels à poursuivre leurs efforts dans la conception des produits, comme la réduction du poids des emballages, la diffusion d’emballages rechargeables ou la mise sur le marché d’appareils réparables.
Quelques grammes en moins…
Depuis longtemps déjà, les industriels cherchent à réduire le poids des emballages. Ainsi, le poids d’un pot de yaourt vide en polystyrène a été réduit de moitié entre 1970 et 1990. Depuis 1998, un décret stipule que le poids et le volume d’un emballage doivent être limités au minimum nécessaire tout en assurant l’ensemble de ses fonctions. De nouveaux efforts des industriels ont permis de réduire encore de 13 % le poids de ce pot de yaourt entre 1997 et 2003, mais aussi de 8 % celui des bouteilles d’eau en plastique et de 9 % celui des canettes de boisson en aluminium. Ces quelques grammes gagnés représentent plusieurs milliers de tonnes de plastiques en moins dans nos poubelles chaque année.
Publié le 18/09/2008 à 12:00 par croissantdelune

Nos déchets : moins, ce sera mieux
La quantité de nos déchets augmente sans cesse :
Elle a doublé en quarante ans !
Aujourd’hui, chacun d’entre nous produit
353 kg de déchets par an !
Certes, depuis une dizaine d’années, nous avons appris à les trier, à séparer les matières aisément recyclables, comme le verre, les métaux ou le papier, et à utiliser les déchèteries pour les déchets encombrants, dangereux ou de jardin.
Mais il reste toujours des déchets qu’il faut brûler ou stocker. Le coût de la collecte, de l’incinération et du stockage est lourd et augmentera tant que les volumes de déchets augmenteront, et ce, malgré le tri. De plus, dans de nombreux cas, les installations de traitement arrivent à saturation.
Il est difficile de créer de nouvelles usines d’incinération et de nouveaux sites de stockage. Bien que les risques environnementaux soient aujourd’hui maîtrisés, il serait plus judicieux de réduire la quantité et la nocivité de nos déchets pour limiter la construction de telles installations.
Il est donc aujourd’hui urgent de réduire la quantité et la nocivité de nos déchets.
Réduire la quantité de nos déchets nous permettra de limiter le nombre d’installations de traitements, d’économiser des matières premières comme le pétrole, dont on fait le plastique, ou les métaux précieux, utilisés dans l’électronique, par exemple. Sans oublier l’eau et l’énergie nécessaires à la fabrication de tant de produits et emballages qui finissent comme déchets.
Réduire la nocivité de nos déchets c’est aussi très important. Aussi faut-il apprendre à les connaître pour ne pas les jeter dans la poubelle du tout-venant et pour les déposer là où ils seront traités convenablement.